l'électrophorèse des Citroën DS et ID, par le Docteur Danche Le manque de protection contre la rouille est un point faible évident de toutes les voitures anciennes. Les DS n'y échappent pas: leur structure comportant un mille feuilles de morceaux de métal, l'humidité s'installe entre ces tôles, avec un effet dévastateur.
Dès fin 1965, devant les plaintes répétées sur le sujet de la rouille qui émanent de la clientèle canadienne, Citroën a une première réaction et lance une finition spéciale Canada. |
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| Voici la liste de ses caractéristiques, voir le point numéro 2 pour le traitement contre la rouille. | ![]() |
Chris a illustré exhaustivement cette finition Canadienne sur ce lien. Voici ci-contre une copie d'écran traduite en français de la partie "traitement de la rouille" de la finition spécial Canada de 1965: en fait on ajoute à Javel un produit spécial sur la plateforme, une fois celle-ci assemblée. Et à l'arrivée au Canada, on complète en traitant en plus le corps creux.
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Cette protection supplémentaire contre la rouille devient une case à cocher des options usine, on la voit ici, "ANTI CORROS", et elle n'est pas cochée pour cette DS export USA 1966.
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Le catalogue DS 21 USA 1968, datable de Janvier 68 environ, mentionne « prepaint by electrophoresis », traitées par électrophorèse : dans ce processus, bien avant peinture, on plonge la coque dans une cuve parcourue par l'électricité. Il y avait donc en 1968 des DS traitées ainsi contre la rouille, sans doute une chaine prototype à côté de la chaine principale, applicable à de petites séries pour l'export.
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Au cours de l'été 1969, et après des mois de travaux, Javel s'équipe d'un procédé industriel d'électrophorèse pour la chaine de production. Toutes les ID/ DS millésime 70 seront donc mieux protégées contre la rouille.
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| La 504, dès Septembre 68, disposait de ce traitement: la DS a été en retard d'un millésime sur la concurrence directe. | ![]() |
Les DS/ID ont donc sur leur coque, à partir du millésime 70, une sous-couche rougeâtre, sous la peinture noire, tandis que les modèles 69 et antérieurs ne l'avaient pas.
Le bulletin interne Citroën de Septembre 1969 donne un peu plus de détails sur le procédé.
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On y comprend dans le titre que Rennes la Janais en a été équipée la première. C'est surprenant. Sur la célèbre brochure "La Janais" de 66, la bondérisation est mentionnée mais pas l'électrophorèse, peut-être déployée dans l’intervalle, dans l'optique de la GS?
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| L'usine Belge de Forest installe également dans la même période un procédé d'électrophorèse, qui est cité dans ce numéro de "Citroën information" que m'a fait passer le très printanier Estipallas. | ![]() |
| C'est ici la date de 1970 qui est donnée pour l'apparition du procédé à Forest, donc quelques mois après Javel. | ![]() |
Après la généralisation Sur les modèles USA, on trouve ce type d'étiquette précisant bien "électrophorèse", le mot est même souligné (voir d'autres étiquettes sur cette DS21 1971 présentée ici) Je n'explique pas vraiment la mention "Electrophorese" sur des étiquettes 71: dès lors que le processus était devenu généralisé à partir de l'année modèle 70, pourquoi le préciser sur l'étiquette? Cela me laisse penser que les DS USA continuaient de passer dans le bain prototype, celui qui était utilisé avant généralisation, potentiellement pour continuer des essais ou bien avoir une amélioration supplémentaire que je ne sais pas définir.
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NB: sur d'autres pièces USA qui ne font pas partie de la coque, on trouve aussi le libellé "Anti cor".
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Citrowagon a rendu à l'IA le service inestimable de lui scanner le document interne "naissance d'une automobile", qui détaille toutes les étapes pour construire une DS dans les années 70. Vous en trouverez la version "rouge" sur ce lien Citrowagon Je vous mets ici quelques pages de la version "bleue", différente à la marge de la version "rouge" montrée par Citrowagon.
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| Vous avez ici les deux pages du chapitre 12 consacré à l'électrophorèse. | ![]() |
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Mot de la fin: efficacité du dispositif. On ne peut juger isolément de l'efficacité 'un tel dispositif. Car en parallèle, et sans doute en partie parce qu'on avait confiance dans ce dispositif d'électrophorèse, la qualité de l'acier retenue pour les DS s'est beaucoup dégradée dans les années 70 (on m'a parlé d'acier italien mais je ne sais pas s'il y a des preuves). Et au final, les DS des années 70 rouillent de façon bien plus profonde que les bons vieux modèles en premier nez!
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